poésie de passage

passage de poésie

Ateliers d’écriture collaborative

"écrire avec" : avec les autres, les gens qui passent, ou qu'on rencontre. Ils ne font que passer, me laissent un mot, une envie, une réflexion, un regard. Je m'en saisis pour en faire un texte à moi, pas tout à fait à moi, un texte à nous, d'eux à moi retranscrit, que je leur restitue un temps après. Sensation fascinante que cette écriture dans la voix des gens qui devient la mienne qui redevient la leur, qui est pour finir à personne, et à tant de personnes.


être le passeur, non l'enseignant, et impliquer directement mon écriture, sans retoucher ou intervenir sur celle des autres.

Je me rends dans des lieux où je peux rencontrer des gens dans leurs activités habituelles (le marché, les courses, la cour de récréation, le restaurant...).

Je demande aux gens de me dire une phrase qui leur paraît pouvoir figurer dans une poésie. Ça ne fait rien si leur phrase leur paraît banale ou grandiloquente. Les gens peuvent aussi bien parler, chuchoter, crier, chanter, murmurer que rythmer leur phrase. Je peux même m'engager dans des moments de courtes conversations avec les gens.

Comme je suis venu avec de quoi noter (une enregistreur sonore, une caméra, un carnet ?), je peux conserver ces phrases, ainsi que la voix ou le visage des gens qui les ont prononcées.

Alors, je demande aux gens la permission d'utiliser leur phrase, leur petite conversation, pour la mêler à d'autres phrases, les miennes et celles des autres gens que j'aurai rencontrés, pour en faire un grand texte.


... et puis je leur donne rendez-vous...

Formule 1 : Poésie en passant

Je propose à des gens qui appartiennent à un groupe (école, foyer, association, prison...) un atelier de co-écriture. C'est-à-dire que les gens peuvent écrire (ou dire) des textes qui seront transformés par mon écriture, et que les gens pourront à leur tour transformer. Par exemple pour parler de leur vie et de leurs envies. Ou pour rigoler, simplement.

Les textes des gens seront conservés sur divers supports (sons, écrits, images,...). Sur plusieurs semaines, je verrai les gens, (ou je correspondrai avec eux) pour les inviter à écrire, mais aussi je leur apporterai les textes écrits par d'autres gens. J'inviterai les gens à "répondre" par un texte à eux aux textes des autres gens.

Alors les textes seront mêlés de plus en plus les uns dans les autres. Toujours avec les miens en écho. Pour faire un grand texte.


...et puis je leur donne rendez-vous...

(Pour la rue et tous milieux ouverts)

Formule 2 * : Poésie à passer

(Ateliers de co-écriture)

Ce pourrait être...

une diffusion publique à la radio d'un montage du grand texte.

un affichage en ville, sur des panneaux d'affichage, ou sur écran vidéo, du grand texte.

une projection du grand texte sur les murs de la ville ou du quartier.

un spectacle autour du grand texte, avec ou sans la participation des gens.

ou plein d'autres choses encore...                          à voir avec vous…

Le rendez-vous pour les 2 formules

(Quelque temps plus tard)

Quand je parle des phrases, ça pourrait être aussi des dessins, des gribouillages, des sons (avec des clés, avec la voix, avec un instrument de musique), des photos, des vidéos, orchestrés en un montage vivant et dynamique, fixe (affiches-poèmes) ou mouvant (poèmes animés). Pour que les gens s'y retrouvent, s'y rencontrent, s'y mêlent, et s'y magnifient.

Les phrases

Tout dépend de l'ampleur que l'on veut donner à l'expérience. Cela peut aller d'une simple présentation dans une salle, jusqu'à une grande manifestation qui affecterait une ville tout entière.


Il pourrait même être possible de mettre à l'ouvrage plusieurs poètes, et des musiciens, et des plasticiens, et...


Dans tous les cas, mon implication sera entière et nécessitera un temps important passé, sur place ou chez moi, au suivi des écritures et à la préparation de l'événement conclusif.


Des choix faits du début à la fin de l'événement dépendra l'importance des financements à envisager, ce qui est entièrement du ressort de l'organisateur.

En pratique

* Une formule n’exclue pas l’autre…